Zoé

Histoire d’une étiquette, histoire d’une cuvée, d’un vin, des hommes…

L’histoire commence à Banyuls, un village au bord de la Méditerranée, le pays d’Aristide Maillol, un des plus grands sculpteurs du XXe siècle. Memos Makris, lorsque j’avais une vingtaine d’années, me disait combien il aurait aimé venir en ce lieu où reposait le grand artiste banyulenc, tout en me rappelant les similitudes entre le paysage de Banyuls et ceux de sa Grèce natale. C’était autour des année 72, j’allais régulièrement en Hongrie où vivaient nos amis grecs.

Cette histoire se poursuit à Maury dans les Pyrénées orientales, un autre village situé à une cinquantaine de kilomètres à l’intérieur des terres. Ici le paysage est plus austère qu’à Banyuls, les hommes peut-être également. Ils ne plient l’échine facilement surtout lorsque des campagnes de propagande à l’échelle de toute la France se mirent à dénigrer le vin en l’assimilant aux alcools de « la fièvre du samedi soir ». Le Domaine de Banyuls, La Rectorie, c’était le Domaine familial, nos origines. Le Domaine de Maury, La Préceptorie, c’était la petite sœur née en 2001. Vingt-cinq hectares à Banyuls, autant à Maury ; des vinifications sur les deux Domaines de vins blancs, rosés et rouges ainsi que de Vins Doux Naturels. Puis vint un petit frère «  Les Vins Parcé frères  » La Préceptorie nous avait donné Zoé, une petite rebelle. Celle-ci allait maintenant vivre sous le toit des vins «  Parcé frères  ».
Dans un Nom donné sont présents ceux que nous avons connus, les êtres ; ce que nous avons connu, les événements marquants de notre existence. Voici ainsi mêlés dans un tourbillon, les amies d’enfance, mon amie Zoi, les concerts de M. Théodorakis, le film de C. Gavras. Z « il Vit ». Ainsi naissent les contre-étiquettes, ainsi naquit celle de Zoé. En ce début de XXIe siècle, boire du vin devient un acte de résistance, l’attachement signifié publiquement, à notre nourriture multi-séculaire. Avec le pain il nous maintient en vie biologiquement et plus, idéologiquement.
Le rédacteur de l’épilogue du Livre des Machabées n’écrit-il pas il y a plus de deux mille ans :
«… Car de même qu’il ne vaut rien de boire seulement du vin ou seulement de l’eau, tandis que le vin mêlé à l’eau est bon et produit une agréable jouissance, de même c’est l’art de disposer le récit qui charme les oreilles de ceux qui lisent l’histoire. C’est donc ici que je termine. »
*
* traduction Chanoine A. Crampon 1939. Cette traduction est peu lue aujourd’hui malgré sa grande qualité littéraire.
PP

P.S.nous n’avions pas 20 ans en 1968…que nous le voulions ou non, ceci explique cela. Alors que personne ne s’étonne dans les affiches de Zoé de la forte influence  de « l’esprit » et des slogans nés à cette période, imprégnés d’une forte  « résistance » au consumérisme et à l’individualisme


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s